Domaine d'expiation. Soudain, surplus.

Domaine d'expiation. Soudain, surplus.
Matinée rose que la brume rafraichit. Pensées reposées quoiqu'un peu tourmentées, et douceur de l'air que l'âme dans ses humeurs se plairait à vouloir prendre. Un peu difficile de se retrouver, dans les ressentis et les déductions qu'on applique, en relation à son sens critique, à la tournure des événements, en parallèle aux analyses corporelles de la structure des faits. Ces petites attentions que l'on s'offre, le temps d'un échange tendre, laissent leurs traces. Et, là où se mélangent nos propres sentiments qui s'abandonnent, se lie l'aptitude de la négation restrictive de la peur de l'avenir, et de l'attachement trop franc et direct propice à la faute. On ne sait jamais très bien dans quel état réside l'implication relative qui donne une réalité aux éléments. Se donner au monde, se laisser entrainer par l'ivresse d'un moment donne du recours à l'incertitude, et marque sensiblement la difficulté qu'a l'être humain de se connaitre et de se positionner dans sa vie. C'est toujours quand on commence à se perdre que l'on préfère s'enfuir. Que l'on refoule ses envies, ses folies impulsives, et que l'on préfère s'ignorer. Ah. Instabilité, maitresse des relations d'humains. Ou, plus précisément probablement l'art de la non maitrise, et l'excès des abandons d'états d'âme en puissance. La petite route de tous les jours, sans risque, est toujours préférée par ceux qui s'installent dans leurs habitudes. Et, on ne saura jamais par lequel de nos choix il est préférable de parvenir au bonheur. On sait si bien contempler passivement, avec cette beauté admirative de vie, les actes corrompus, évasifs de l'esprit, en négligeant les tournants qui nous soulèveraient le coeur, un peu imprudents mais tout en douceur. Délicatesse alors qui ne tient que du bout des doigts, qu'il suffirait de se laisser brûler, entre quatre petits murs. Et faiblesses seulement qu'il manque à s'appliquer, pour se réchauffer, sous la lune qui offre ses lumières, en captivité, seule et pourtant si belle.

# Posté le lundi 09 novembre 2009 12:00

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 17:57

Pas encore mort. Mais plus tout à fait encore vivant.

Pas encore mort. Mais plus tout à fait encore vivant.
Soir d'octobre, nuit noire. La lune pourrait, de sa seule lumière, éclairer la rue au couleur pâle des réverbères, le visage resterait clos, les joues rèches et salies de pluie des yeux, de cris du coeur, de maladresse de vie. Les temps sont durs pour être heureux, pour être bien. L'esprit en son état magmatique, brulant et rageur, n'offre pas d'alternative aux bonnes choses. Ou, tout du moins, les éléments des évènements les renient. Toujours cet élan qui porte à se détruire, à s'attacher aux mauvais qui blesse. Toujours, et toujours pourquoi, ce don de s'y habituer, et de ne lâcher pour se perdre que lorsque le fond est sous la négation. Pas d'indulgence pour tout ce qu'on aurait à donner, on se satisfait toujours des jolies manigances qui se déjouent de tout, qui se foutent de nous, et qui ne prennent rien au sérieux. Pas d'état d'âme, pour ces autres jeunes un peu trop jeunes, un peu trop fous et inconscients, qui bafouillent, qui éternuent, qui se prennent pour entité relative en dehors de leur élément, mais qui ne sont finalement qu'apte à distribuer du mal, dans toute la simplicité gratuite, toute l'inexorable hypocrisie maladive que leurs parents leurs concèdent. Tout est finalement dans l'idée, quand on accepte de s'en rendre compte, que certains sont là pour vouloir votre bien, pour vous regarder vivre et vous rendre heureux par de simples choses. Le mutisme est faible, relativiste pour les maladroits d'esprit, et complétement creux. Les mots que l'on se jete à la figure sans limite, ne sont que du vent. Ce qui compte, c'est la présence de vie, la bonté du coeur qu'on se cherche et se donne dans le regard. La main dans la main, et les embrassades à mourir de soutien, de présence, et d'amour si tendre.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 18:17

Tenez bon.

Tenez bon.
Il suffit de si peu. Si peu de choses pour passer du rire aux larmes, du bien au mal. Si peu pour manquer tout, et d'un rien pour réussir. Simples et méthodiques enchainements de circonstances, totalement désordonnés, libres ou liés, qui suivant les jours, font les bonnes et les mauvaises nouvelles. Qu'ils assemblent les bons éléments, ou annéantissent les infimités de choses qu'on essaie de construire, de reconstruire en vain dans la dimension de l'éternel, c'est par eux seulement qu'on agit, qu'on pense et que finalement on vit. On s'adapte, suivant les caractères spécifiques, à tirer de tout et de chaque chose l'avantage qu'on lui préconnise. On apprend toujours plus à relativiser, à réduire les valeurs d'intensité pour mieux apprécier les détails. Et alors, un rien vous propulse dans le bien, un rien dans le mal. C'est simple, brut. Les humeurs s'y ajoutent toujours, parce qu'un simple fait n'existe jamais seul, et qu'il est meilleur d'émerger quand le système est complexe. Tout ça pour grandir, n'est ce pas.
C'est ainsi lié que l'esprit pensant émet de gentilles choses, réfléchies, et loin d'un tas d'énervement qui le contraint souvent aux vilaines faussetés. Alors, l'esprit qui divague est le meilleur de tous, je l'ai toujours dit, et je ne jure le bien que par la notion pure, en son sens strict et direct. Relâchez votre coeur, pour qu'il s'attendrisse ainsi de tout, et pour qu'il entraine au loin, sans s'essouffler, les inclinations tournées indistinctement à l'esprit, et au bien-être de ce petit corps dans lequel se régit toute action. Relativisons, la vie est belle si on reste ensemble. Plus on partage, plus on vit. Et plus les choses prennent en considération l'accroissement de puissance qu'on applique à se regarder vivre bien, à vivre mieux.

# Posté le mardi 13 octobre 2009 15:37

Comme il se doit.

Comme il se doit.
Quand d'un monde on ne perçoit plus rien, que les contours s'effacent, que les illusions fusent et que la volonté se bat en vain contre un tout qui la démoli. Constat glauque, et du bout des doigts presque crissent les ongles sur le tableau noir, lorsque la fainéantise se traduit par l'abandon de la méthode. En écho, le son rauque d'un coeur gris marbre qui se consume et qu'on arrache, sur une table de métal. Tout devient poussière, idée nuageuse, et tout finalement erre entre ces quatre murs. Peur du vide qui prend sa place, et angoisse du néant qui fluctuent et s'abandonnent. Puis incessamment, l'état fructueux des choses, qui dans cette immondice grandissante ne permet qu'une indistinction généralisée, accompagne le manque, terriblement. La nostalgie s'installe, de toutes ces histoires qui nous rythmaient et qu'on a tant voulu fuir. Et une petite envie soudain de replonger, entre passion de se laisser vivre et ignorance du laisser dire. Un besoin d'instants trop présent, qui saisissent le coeur et le retournent, à la manière de la foudre, pour apaiser les maux malsains de la solitude.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 17:58

F comme une fleur, et six autres lettres. Ces derniers mots sont pour toi.

F comme une fleur, et six autres lettres. Ces derniers mots sont pour toi.
Où sont les beaux jours frais de l'automne qui arrive, qui anéantit les chaleurs de l'été, les souvenirs et l'idée de notion de vacances, le plaisir de tout recommencer et d'apprendre à connaitre de nouvelles choses. Retour des humeurs, toutes qu'elles soient. Petit triomphe fait à Cléopatre, qui est loin maintenant mais qu'un sourire arrache encore. Tout n'est pas perdu sur tout les points de vue et dans tout les mondes, même si l'amélioration ne s'installe pas souvent, les choses changent et évoluent, et ce constat fait du bien. Qui sommes nous, au abord d'un questionnement multiple. Finalement pas grand chose, pas grand chose de plus qu'un mécanisme animé par une matière qui pense pour lui. Tout se considère et se conditionne si mal que l'idée de chaque unicité d'élément n'est rien, et n'a aucun lieux d'être. L'athmosphère asphyxiante asphyxie. Le dégout est dégoutant. La morosité morose. La douleur douloureuse. Seul, on est finalement résolut à n'être que solitude. Solitude, et tout ce qui se perd avec. Moral, paresse, envie du bien, et attention portée aux choses tendres. Oui, cruauté maladive, mortuaire et si puante. Où sont ces bras qui devraient m'étouffer, et ce coeur qui permet à cette âme de les faire exister? En d'autres termes, cette force en lesquels ces deux derniers résident me sauverait. Mais c'est toujours invisible et inexistante aux yeux des autres qu'on ne se laisse que naturellement enclin à crever. Un train n'est finalement qu'une matérialité mécanique, pas si compliquée à utiliser. On se noie dans des histoires où le coeur a mal, où les yeux pleurent et où le corps se laisse pourrir. On meurt d'amour, c'est à croire et avec certitude. Dernier appel, sauvez moi.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 14:41

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 15:50

On s'use à se rendre fou.

On s'use à se rendre fou.
Comme ils nous déchirent le coeur, à la lueur du soir qui tombe et des promesses qui s'oublient, le temps que le temps seul s'arrête. Petits hommes aux mots doux, qu'ils savent sans savoir au combien mêler à l'intonation si forte d'une voix qu'on ne sait trop oublier. Et qui charme, et qui s'entraine à voler. Apesanteur presque, quand l'enclin est à la béatitude de l'idée de nos deux corps approchés, réunis et joyeux. S'oubliant dans le regard conjointif, en respiration saccadée, à l'unisson d'un même tout, d'un lien qui se ressent si bien. On n'explique pas, on tente de se convaincre de ce qu'il faudrait, mais sans volonté je crois. On sait que les éléments de ce type ne doivent pas se laisser filer, ne doivent pas s'oublier et cesser d'exister. La petite fenêtre qui retenaient ces bons mots, ces souvenirs et ces volontés ébréchées change, se décline soudain et se noircit. Chute et redescente sur terre, bonjour le monde. Le petit nuage se crêve, dès que vient le silence, le vide et l'absence d'éléments directs. Démons du soir qui reviennent, et qui s'installent dans le mal que le souvenir du manque fait. Dans chaque instant qui n'est pas, pas réellement sans. Complémentarité j'dirais, de se sentir vivre quand le partage est notre. Et surtout, cette sensation de ne pas s'en rendre compte, souviens toi. Ne pas se rendre compte qu'on se brulerait, qu'on se brulait et qu'on se brule. Encore. Puisque le si conditionnel c'est déja installé, je le garde. Pourquoi deux semaines seulement à ne pas se perdre. Pas de raisonnement qui tienne pour se faire oublier, alors, qu'on se crêve sous les envies, les désirs sauvages, et les remèdes compatissants. Et qu'on aime l'idée de ne jamais se déranger, de ne pas avoir à le faire, tu sais.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 15:59

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 16:15

Un poids en moins. Mais, un poing dans la gueule.

Un poids en moins. Mais, un poing dans la gueule.
Petite réflexion sur la destinée des choses, des chemins, des tournants de vie. Pas d'emprise sur le temps, sur l'évolution des choses et sur les événements. Ils arrivent, comme ils doivent finalement arriver. Et les choses se passent, de la manière ainsi dont elles se déroulent. Les détails conditionnés qu'on oublie le temps d'agir, restent ce qu'ils sont. Suffit alors de se contenter de ce qu'on nous a permis de vivre, et la manière dont les choses ont été. Se projeter loin, se promettre des merveilles, ne sert qu'à attiser plus, sinon à se sentir bien. Et, repousser les échéances ne mêne à rien, jamais, entendons nous. Alors, on range ces dix-huits ans de vie derrière soi. Un peu en retrait, mais sans rien oublier. Juste ce qu'il faut de tragique pour se donner la force de recommencer tout, ailleurs. De se noyer dans le courage, et non dans le désespoir. De résister au supplice, à chaque tentation. Changement d'environnement, d'évènements, de manière de vivre. Et, surtout, on s'applique à apprécier tout le courage qu'il faut, pour se prouver qu'on exerce nos capacités, qu'on est capable de vivre, de se donner la peine d'y croire, d'en profiter, de cesser de se gâcher.

# Posté le lundi 31 août 2009 17:02

Modifié le lundi 31 août 2009 17:16

Et des cadavres exquis se mordillent une exquise acharnante mélodie.

Et des cadavres exquis se mordillent une exquise acharnante mélodie.
On se quitte quelques temps, pour faire le point. Réfléchir à toutes ces choses que l'on fait, que l'on pense. A ce bout d'humain que l'on est. Un train, des étrangers, et la sensation soudain d'avoir une petite place dans cette incompréhension qui s'agite autour de nous. Retour à la réalité, vie d'activité où l'on retrouve quelques convictions. Sinon la certitude des conditions que l'on applique aux limites que l'on s'est découvert. Puis, un petit homme, qui redonne gout au coeur de fondre, et glisse un petit espoir d'exquises promesses. Un peu irritées, mais la douceur de ces moments simples laisse une empreinte d'ivresse. Des mignotises croquantes pendues au bout des lèvres, entre deux claquements rauques de dents, perdus dans un supposé désir qu'on ne sait controler. Un peu de folie qu'il faut, pour éviter les gros remords. Bonjour le monde, petit matin, le jour se lève en silence. De l'amertume plein la gorge, on se souvient. Les souvenirs se mèlent aux gentilles promesses glissées sur l'oreiller. L'air de l'habitude que l'on retrouve manque de surprise et d'imprévu, de rencontres à vous couper le souffle et à vous dissoudre le coeur. L'air est amer et maussade et d'une certaine morosité, à l'instant où les petites larmes roulent sur les joues, remplies d'un bonheur trop court, trop cru et maladroit. L'impossibilité toujours de la plénitude. Et cette intensification extrème de ce bout d'attachement dont on ne contrôle rien, qui reste dans l'esprit une fois la vie d'ici retrouvée, et qui blesse par l'absence. Le manque de tout ce qui s'agitait dans la tête, de quelques attentions et dérivations du soir, et de ce qu'il reste. Plus de ces moments où on se plaisaient à se laisser entrainer, et auxquels on s'accoutumait si bien. Distance et dur retour à la réalité. Faudrait-il finalement oublier le mal que l'on se fait à vivre bien, et l'arrachement à trop de choses qui ne restent que promesses et se perdent en paroles, sans la douceur que l'on aurait à les faire.

# Posté le jeudi 27 août 2009 08:54

Oui.

Pas de liberté qui blesse. De mots qui touchent. De pleurs qui étouffent et d'idées de plaire. Simple est le fait de vivre sans les autres. Sans se raccrocher au mal que l'on voudrait que le monde nous fasse porter. Sans question. Sans interrogation indirecte. Sans chuchottement quand on s'approche. Et loin de toute tête à claquer. Il avait raison, du haut de ses cheveux gris. Vieux professeur, pipe à la bouche à enseigner la vie. Il avait raison, de dire que le bonheur se trouve seul. Que les autres nous rendent fou, & qu'ils nous dépossèdent.
Vous savez, quand le soleil se couche. Que la peine de la souffrance du jour s'éteint. Que l'esprit s'apaise, que le corps endolorit s'endort et que les maux se noient dans le néant. La lumière s'éteint, la nuit arrive, tout s'endort. On oublie ce qui blesse, en espérant des jours meilleurs. On y croit. Contradictoirement, cette pulsion de vie qui fait qu'on est toujours, ne nous pousse que de plus en plus à ne plus rien etre. A force de tenir, d'espérer, on se noie. Entre chagrin, désillusion, et manque. Entre solitude et désespoir. Entre nos quatre murs et notre esprit maladif.
Plus jamais. On rate trop de choses. On perd trop de temps. On oublie bien des fois, que de s'oublier ne résout rien. Puis, on réalise, que notre place est ailleurs, et que le monde nous attend. Tout est dans la tete. Le moral est pour soi. Suffit de se donner la peine d'y croire. De se faire confiance juste un peu. D'ouvrir les yeux, de serrer le coeur. De croire en soi. Et d'avancer.
Ne faites plus l'erreur. Ce sont les autres qui tuent le bon. Seulement, on réalise enfin que les autres sont ceux avec qui on ne vit pas. La solitude a sa place quand on lui la donne.
Oubliez les autres, oubliez les liens qur l'on se porte.
Vivre sans eux, sans vous. Oui.
Aurevoir.
Oui.

# Posté le jeudi 13 août 2009 10:57

Modifié le mercredi 26 août 2009 06:18

Bonsoir détresse, je frôle la déflagrance. & vous, l'aimez-vous ?

Bonsoir détresse, je frôle la déflagrance. & vous, l'aimez-vous ?
Sachez vivre sans crainte. Sans obsession qui arrache le coeur à vivre. Sans obligation imposée au non contrôle de soi. Un simple brin de joliesse qui épouserait chaque courbe sans se plier, chaque état d'âme sans s'absoudre, sans indignation ni peur du vice, sans affection posthume de soi. Une douce mélodie qui enchanterait la disposition des corps, et l'oubli des poésies. Des mots pour calmer, mots pour s'apprendre à aimer. On oublierait les poussières, maux à se tordre, et pleurs à s'étouffer. Au coin d'une petite lumière, on ne se retrouve qu'en solitude, meurtri par de si tendres choses à dire, difficiles à entendre par la possibilité de la crainte qu'elles font naitre, par la sincérité des sens qu'elles touchent. La peur au ventre de se donner et de se perdre dans un autre coeur, une autre âme, un autre monde à partager. Choses si tendres qui n'ont pas d'alternative à voir le jour, à se donner la peine d'exister, d'être formulée, avec le si peu d'amour propre que l'on possède et le manque de patience cohésive et d'ouverture d'esprit des gens qui gravitent autour de notre existence. Alors, vivre sans crainte, un désir qui se fait violence. Tant la force qui le contient pousse au meurtre. Meurtre de celle qu'on ne se reconnait plus être, et des maux qui détruisent sans regret. Sans renoncer jamais. Une jolie dame de joie qu'on encule, sans hésiter. Oarf, soyez manipulateur, avec une dose d'ironie. Oubliez de jurer par la folie. Un brin d'insouciance dans le regard suffit, et bien plus de cruauté dans le coeur. Trop de choses, et toute une vie qui s'abandonne. Incapacité à raisonner, à faire le point. Les pensées éclatent comme des bulles de savons, avant de prendre leur essence même d'existence. On ne croit plus en rien, plus en soi. On ne croit plus rien, plus les mots des autres. Perdu, sans aucun pouvoir. On se sent si parfaitement partagé entre la contradiction de c'te pulsion qui nous pousse à faire, et la folie grandissante de c'te connerie de vie, dont on se rend compte après coup, et qui blesse. Toute cette merde que l'on brasse, que l'on fait, que finalement on est. Naïve et lâche, surement. Faible et adoratrice de l'état de destruction, ainsi totalement. Trop de choses. Trop de choses dans la tête qui se mélangent. Des avis à changer, trop infondés, sur lesquels on ne devrait pas s'appuyer mais qui pourtant sont nécessaires pour grandir, pour évoluer. Pour refaire toute une vie, je crois. On ne trouve de la sincérité nul part finalement. Tout est confiance aveugle, à des quelqu'uns que l'on ne connait pas tellement. Avec du recul, il me semble qu'on ne connait personne finalement. Un brin de paranoïa s'installe, on la sent. Tout fait peur et tout attire. Les mauvaises choses surtout. Parce qu'on ne connait jamais les limites que l'on s'éforce de contourner. On ne délimite jamais les choses, on ne s'en donne pas les facilités, pas les possibilités de définir, simplement. Les opposés aux extrèmes sont violents, trop ardents et complexes, et la complication semble apparaitre solution à tout. Elle s'installe si facilement dans cette vie, tourne les vices si perversement sans qu'on y voit l'arnaque, en temps voulu. On en vante les mérites, parfois. Substantifs ridiculement névrotiques. " Femme libérée " qu'il disait, l'expression joyeuse en bouche, béante et niaise. Foutaise, on vit dans son mal, et on se berce au sein de ses histoires. Multiples, mais loin d'être toutes en état terminal et touchant au but ultime. Non non, loin de toutes. Alors, un peu en retrait mais toujours à la vue, on se cache pour mieux se faire trouver, peut etre. Engrenage, et manque de rencontres inattendues, chavirantes. Manque de tact au coeur, en ses mots. Enfin, arrêter de se faire du mal n'est pas une chose simple, surtout quand l'habitude de vie y a pris sa place. Surtout, quand cet aspect se lie à de plus complexes, de moins sympatiques et plus anéantissants. Que dis-je ici. Trop de choses encore. Allez, ce n'est pas si grave. On en connait d'autres des soirs comme celui-là. Simple vie de merde.

# Posté le lundi 10 août 2009 18:24

Modifié le lundi 10 août 2009 18:40