Les amants s'aiment, hein ?

Les amants s'aiment, hein ?
Vivre heureux, une lourde tache en soi, mais l'aspiration qu'elle crée touche si profondément qu'on ne peut pas, en tant qu'homme qui respire, ne pas en démordre. Ainsi, chacun comprend ces deux mots, simples et précis, qui résument d'une manière assez banale mais tout à fait exacte, avec toute la virtuosité grandiose de l'action primaire de vie, l'essentiel comblé de l'effet attendu, en conséquence du but ultime d'exister sur cette tendre planète. Regarder se coucher le soleil sur la seine, ou la neige tomber au petit matin sur les toits fumant: un spectacle rare, commun pourtant, mais rare dans sa beauté. Ce sont toujours les choses simples et naturelles, délices insouciant de pureté, qui touchent le plus la sensibilité, vous ne trouvez pas? Alors, s'accomoder d'éviter les détours et de se perdre dans des désirs douteux est une bonne chose. Et quand on le réalise, je pense que le petit processus de réincarnation du mal dans le bien, et l'essence de la notion de vie, de belle vie, prend enfin dans notre esprit une tournure particuliere, qui entraine l'inclination du corps dans le mouvement, dans le progrès, dans l'évolution résorbée des choses sans qu'une limite ne se dresse pour parrer les bonnes incitations que l'on s'engage à respecter, désormais. On apprend tout les jours, un peu plus, ce que signifie aimer. Aimer vivre. Et c'est dans toute sa splendeur que l'homme entraine avec lui son prochain, dans un ciel infini d'étoiles, de vie douce et de chaleur du coeur. Un monde, petit monde où seuls à deux on apprend à ne plus vouloir se passer, de l'un, de l'autre, et à toujours rester ensemble. Et alors, de cette sensation de satiété, le reste disparait, pour ne laisser, comme une évidence, que le seul lien du coeur. Ce seul Homme dans votre vie, et le bonheur de vivre.


# Posted on Thursday, 14 January 2010 at 8:56 AM

Edited on Sunday, 17 January 2010 at 6:45 PM

Bonsoir. Je suis instable et mes dents crissent.

Bonsoir. Je suis instable et mes dents crissent.

# Posted on Saturday, 02 January 2010 at 9:22 PM

Mon coeur tremble

Le retour à la page blanche, et aux doigts qui se laissent entrainer par le délire des mots, le délice des sous entendus, la saveur des choses. Dans la petite pièce à la lueur d'une bougie, embuée de fumée, le cri du silence se mèle à la pureté de la lune, à la fraicheur et la solitude du soir. C'est étrange et cruel, mais si bon à la fois de se sentir porté comme dans un nuage, perdu au milieu du vide, de l'espoir.
Bonsoir, j'ai la cigarette à la bouche, et des maux à noyer. Encore une fois, quelques constatations tiraillent l'esprit, et empèchent l'apaisement. On vit dans un foutu monde, où les éléments se mentent les uns aux autres, où tout à un sens qui, si on y réfléchit bien, se démonte si facilement que chaque chose n'existe pas en elle même, mais associée à un tas d'idées, un tas d'autres choses qui lui permettent d'exister. Le phénomène indémodable du cercle vicieux, en d'autres termes surement, ou une notion tout à fait semblable. Chaque chose est un tout, mais chaque tout n'est qu'une association de petits riens. Relativisme. Finalement, tout ne tourne qu'autour de ça. Il faut savoir se saisir des simples choses, et ne jamais chercher à amplifier la folie. Même conséquence d'un ennui, d'une envie de jouissance, la déraison reste maitresse des sens, et démon de vie. C'est en cela qu'un ange, si pur, beau et bienfaisant qu'il soit, amène souvent malgré lui une tempête de contradictions. De toutes ses attentions et affections, naissent dans l'adoration et l'attachement le manque et la peur de l'oubli. La peur de la vie sans lui.

# Posted on Saturday, 26 December 2009 at 8:17 PM

Edited on Saturday, 26 December 2009 at 9:59 PM

Interstice. Cette nuit, les lumières sont des étoiles.

Interstice. Cette nuit, les lumières sont des étoiles.

Tu sais, quand le temps s'arrête. Que la plume glisse entre les lignes, au fil des pages. Que l'esprit, sur son petit nuage observe, ce coeur qui bat, cette vie qui s'agite dans toute son essence, dans tout ce petit corps d'humain qui fond. Tu sais, quand le ventre se retourne, que l'angoisse s'anéantit, et que seuls les mots d'amour ont leur place et trouvent leurs sens. Dans le silence des instants, gorgés de bonheur, on se fraie un chemin parmis les anges. On monte au ciel la nuit venue, sous le charme de la lune qui nous sourit, caresser les étoiles en douceur et frôler les étincelles, pour qu'au petit matin reste sur ce nuage la tendresse des amants fous, éperdus. Grandiose, il n'y a pas d'autre mot pour ce spectacle. Pas d'instant plus fort. Pas de délice plus divin. Sinon, pur, le bonheur de se sentir vivre. De se chercher des rêves communs d'insouciance, de poésie démente, et d'affection charnelle. Alors, des états fructueux abandonnés au mauvais hasard, on n'en jure que par néant et maux d'usage. En d'autres termes, il n'en est point que l'existence chatouille encore.
Temps d'une renaissance de sensations adorables que la nature embrasse par sa splendeur. On vit en décalage avec le monde, à la lumière d'un sourire, ou d'une flamme d'ivresse qui frisonne dans la douceur de l'air brulant, brille dans la profondeur de l'éclat des yeux, reflet passionnel. On s'abstient de répondre au silence, et on s'applique à l'importance que la vie désormais résume à ce petit homme-bonheur, roi des tendresses, roi des désirs.

# Posted on Saturday, 05 December 2009 at 8:58 AM

Edited on Saturday, 05 December 2009 at 11:51 AM

Bonsoir. Je vais mieux.

Bonsoir. Je vais mieux.
Sous la lune, dans l'herbe, on s'allonge la nuit venue. Le rêve et la pureté de la nuit dans les yeux. La peau qui se frolle, le vent qui nous caresse, et dans la tendresse de nos bras l'air qui manque et nous étouffe. Le silence de l'être dans l'âme, et les maux dans l'oubli. Petites étoiles dans le ventre, et papillons qui s'envolent dans l'immensité de l'espace. On se garde quelques mystères, quelques promesses que l'on ne dit pas. Quelques espoirs. Et le temps dans sa grandeur infinie semble ne plus exister. Tout du moins, il ne se ressent plus. On se détache de la dépendance matérielle et de la capacité à résorber les choses. Jours, les jours se suivent et s'abandonnent dans l'indistinction et dans le non controle des sensations, que l'on s'applique à sauvegarder, tendrement. Liberté pure, de ne vivre pour rien, ou simplement dans le désir de ne plus attacher d'importance aux autres choses, aux autres phénomènes qui n'attendrissent pas le coeur. On se laisse vivre avec admiration, le coeur tendre qui cherche à fondre, et à ne plus se distinguer autrement que par cet état: divaguer, toucher l'instant et échapper à l'espace temps.

# Posted on Tuesday, 24 November 2009 at 5:30 PM

Domaine d'expiation. Soudain, surplus.

Domaine d'expiation. Soudain, surplus.
Matinée rose que la brume rafraichit. Pensées reposées quoiqu'un peu tourmentées, et douceur de l'air que l'âme dans ses humeurs se plairait à vouloir prendre. Un peu difficile de se retrouver, dans les ressentis et les déductions qu'on applique, en relation à son sens critique, à la tournure des événements, en parallèle aux analyses corporelles de la structure des faits. Ces petites attentions que l'on s'offre, le temps d'un échange tendre, laissent leurs traces. Et, là où se mélangent nos propres sentiments qui s'abandonnent, se lie l'aptitude de la négation restrictive de la peur de l'avenir, et de l'attachement trop franc et direct propice à la faute. On ne sait jamais très bien dans quel état réside l'implication relative qui donne une réalité aux éléments. Se donner au monde, se laisser entrainer par l'ivresse d'un moment donne du recours à l'incertitude, et marque sensiblement la difficulté qu'a l'être humain de se connaitre et de se positionner dans sa vie. C'est toujours quand on commence à se perdre que l'on préfère s'enfuir. Que l'on refoule ses envies, ses folies impulsives, et que l'on préfère s'ignorer. Ah. Instabilité, maitresse des relations d'humains. Ou, plus précisément probablement l'art de la non maitrise, et l'excès des abandons d'états d'âme en puissance. La petite route de tous les jours, sans risque, est toujours préférée par ceux qui s'installent dans leurs habitudes. Et, on ne saura jamais par lequel de nos choix il est préférable de parvenir au bonheur. On sait si bien contempler passivement, avec cette beauté admirative de vie, les actes corrompus, évasifs de l'esprit, en négligeant les tournants qui nous soulèveraient le coeur, un peu imprudents mais tout en douceur. Délicatesse alors qui ne tient que du bout des doigts, qu'il suffirait de se laisser brûler, entre quatre petits murs. Et faiblesses seulement qu'il manque à s'appliquer, pour se réchauffer, sous la lune qui offre ses lumières, en captivité, seule et pourtant si belle.

# Posted on Monday, 09 November 2009 at 12:00 PM

Edited on Wednesday, 11 November 2009 at 5:57 PM

Pas encore mort. Mais plus tout à fait encore vivant.

Pas encore mort. Mais plus tout à fait encore vivant.
Soir d'octobre, nuit noire. La lune pourrait, de sa seule lumière, éclairer la rue au couleur pâle des réverbères, le visage resterait clos, les joues rèches et salies de pluie des yeux, de cris du coeur, de maladresse de vie. Les temps sont durs pour être heureux, pour être bien. L'esprit en son état magmatique, brulant et rageur, n'offre pas d'alternative aux bonnes choses. Ou, tout du moins, les éléments des évènements les renient. Toujours cet élan qui porte à se détruire, à s'attacher aux mauvais qui blesse. Toujours, et toujours pourquoi, ce don de s'y habituer, et de ne lâcher pour se perdre que lorsque le fond est sous la négation. Pas d'indulgence pour tout ce qu'on aurait à donner, on se satisfait toujours des jolies manigances qui se déjouent de tout, qui se foutent de nous, et qui ne prennent rien au sérieux. Pas d'état d'âme, pour ces autres jeunes un peu trop jeunes, un peu trop fous et inconscients, qui bafouillent, qui éternuent, qui se prennent pour entité relative en dehors de leur élément, mais qui ne sont finalement qu'apte à distribuer du mal, dans toute la simplicité gratuite, toute l'inexorable hypocrisie maladive que leurs parents leurs concèdent. Tout est finalement dans l'idée, quand on accepte de s'en rendre compte, que certains sont là pour vouloir votre bien, pour vous regarder vivre et vous rendre heureux par de simples choses. Le mutisme est faible, relativiste pour les maladroits d'esprit, et complétement creux. Les mots que l'on se jete à la figure sans limite, ne sont que du vent. Ce qui compte, c'est la présence de vie, la bonté du coeur qu'on se cherche et se donne dans le regard. La main dans la main, et les embrassades à mourir de soutien, de présence, et d'amour si tendre.

# Posted on Monday, 19 October 2009 at 6:17 PM

Tenez bon.

Tenez bon.
Il suffit de si peu. Si peu de choses pour passer du rire aux larmes, du bien au mal. Si peu pour manquer tout, et d'un rien pour réussir. Simples et méthodiques enchainements de circonstances, totalement désordonnés, libres ou liés, qui suivant les jours, font les bonnes et les mauvaises nouvelles. Qu'ils assemblent les bons éléments, ou annéantissent les infimités de choses qu'on essaie de construire, de reconstruire en vain dans la dimension de l'éternel, c'est par eux seulement qu'on agit, qu'on pense et que finalement on vit. On s'adapte, suivant les caractères spécifiques, à tirer de tout et de chaque chose l'avantage qu'on lui préconnise. On apprend toujours plus à relativiser, à réduire les valeurs d'intensité pour mieux apprécier les détails. Et alors, un rien vous propulse dans le bien, un rien dans le mal. C'est simple, brut. Les humeurs s'y ajoutent toujours, parce qu'un simple fait n'existe jamais seul, et qu'il est meilleur d'émerger quand le système est complexe. Tout ça pour grandir, n'est ce pas.
C'est ainsi lié que l'esprit pensant émet de gentilles choses, réfléchies, et loin d'un tas d'énervement qui le contraint souvent aux vilaines faussetés. Alors, l'esprit qui divague est le meilleur de tous, je l'ai toujours dit, et je ne jure le bien que par la notion pure, en son sens strict et direct. Relâchez votre coeur, pour qu'il s'attendrisse ainsi de tout, et pour qu'il entraine au loin, sans s'essouffler, les inclinations tournées indistinctement à l'esprit, et au bien-être de ce petit corps dans lequel se régit toute action. Relativisons, la vie est belle si on reste ensemble. Plus on partage, plus on vit. Et plus les choses prennent en considération l'accroissement de puissance qu'on applique à se regarder vivre bien, à vivre mieux.

# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 3:37 PM

Comme il se doit.

Comme il se doit.
Quand d'un monde on ne perçoit plus rien, que les contours s'effacent, que les illusions fusent et que la volonté se bat en vain contre un tout qui la démoli. Constat glauque, et du bout des doigts presque crissent les ongles sur le tableau noir, lorsque la fainéantise se traduit par l'abandon de la méthode. En écho, le son rauque d'un coeur gris marbre qui se consume et qu'on arrache, sur une table de métal. Tout devient poussière, idée nuageuse, et tout finalement erre entre ces quatre murs. Peur du vide qui prend sa place, et angoisse du néant qui fluctuent et s'abandonnent. Puis incessamment, l'état fructueux des choses, qui dans cette immondice grandissante ne permet qu'une indistinction généralisée, accompagne le manque, terriblement. La nostalgie s'installe, de toutes ces histoires qui nous rythmaient et qu'on a tant voulu fuir. Et une petite envie soudain de replonger, entre passion de se laisser vivre et ignorance du laisser dire. Un besoin d'instants trop présent, qui saisissent le coeur et le retournent, à la manière de la foudre, pour apaiser les maux malsains de la solitude.

# Posted on Thursday, 01 October 2009 at 5:58 PM

F comme une fleur, et six autres lettres. Ces derniers mots sont pour toi.

F comme une fleur, et six autres lettres. Ces derniers mots sont pour toi.
Où sont les beaux jours frais de l'automne qui arrive, qui anéantit les chaleurs de l'été, les souvenirs et l'idée de notion de vacances, le plaisir de tout recommencer et d'apprendre à connaitre de nouvelles choses. Retour des humeurs, toutes qu'elles soient. Petit triomphe fait à Cléopatre, qui est loin maintenant mais qu'un sourire arrache encore. Tout n'est pas perdu sur tout les points de vue et dans tout les mondes, même si l'amélioration ne s'installe pas souvent, les choses changent et évoluent, et ce constat fait du bien. Qui sommes nous, au abord d'un questionnement multiple. Finalement pas grand chose, pas grand chose de plus qu'un mécanisme animé par une matière qui pense pour lui. Tout se considère et se conditionne si mal que l'idée de chaque unicité d'élément n'est rien, et n'a aucun lieux d'être. L'athmosphère asphyxiante asphyxie. Le dégout est dégoutant. La morosité morose. La douleur douloureuse. Seul, on est finalement résolut à n'être que solitude. Solitude, et tout ce qui se perd avec. Moral, paresse, envie du bien, et attention portée aux choses tendres. Oui, cruauté maladive, mortuaire et si puante. Où sont ces bras qui devraient m'étouffer, et ce coeur qui permet à cette âme de les faire exister? En d'autres termes, cette force en lesquels ces deux derniers résident me sauverait. Mais c'est toujours invisible et inexistante aux yeux des autres qu'on ne se laisse que naturellement enclin à crever. Un train n'est finalement qu'une matérialité mécanique, pas si compliquée à utiliser. On se noie dans des histoires où le coeur a mal, où les yeux pleurent et où le corps se laisse pourrir. On meurt d'amour, c'est à croire et avec certitude. Dernier appel, sauvez moi.

# Posted on Sunday, 13 September 2009 at 2:41 PM

Edited on Sunday, 13 September 2009 at 3:50 PM