Vivre heureux, une lourde tache en soi, mais l'aspiration qu'elle crée touche si profondément qu'on ne peut pas, en tant qu'homme qui respire, ne pas en démordre. Ainsi, chacun comprend ces deux mots, simples et précis, qui résument d'une manière assez banale mais tout à fait exacte, avec toute la virtuosité grandiose de l'action primaire de vie, l'essentiel comblé de l'effet attendu, en conséquence du but ultime d'exister sur cette tendre planète. Regarder se coucher le soleil sur la seine, ou la neige tomber au petit matin sur les toits fumant: un spectacle rare, commun pourtant, mais rare dans sa beauté. Ce sont toujours les choses simples et naturelles, délices insouciant de pureté, qui touchent le plus la sensibilité, vous ne trouvez pas? Alors, s'accomoder d'éviter les détours et de se perdre dans des désirs douteux est une bonne chose. Et quand on le réalise, je pense que le petit processus de réincarnation du mal dans le bien, et l'essence de la notion de vie, de belle vie, prend enfin dans notre esprit une tournure particuliere, qui entraine l'inclination du corps dans le mouvement, dans le progrès, dans l'évolution résorbée des choses sans qu'une limite ne se dresse pour parrer les bonnes incitations que l'on s'engage à respecter, désormais. On apprend tout les jours, un peu plus, ce que signifie aimer. Aimer vivre. Et c'est dans toute sa splendeur que l'homme entraine avec lui son prochain, dans un ciel infini d'étoiles, de vie douce et de chaleur du coeur. Un monde, petit monde où seuls à deux on apprend à ne plus vouloir se passer, de l'un, de l'autre, et à toujours rester ensemble. Et alors, de cette sensation de satiété, le reste disparait, pour ne laisser, comme une évidence, que le seul lien du coeur. Ce seul Homme dans votre vie, et le bonheur de vivre.